BLEU ETHER

( fables électriques)


bandcamp/soundcloud/facebook  sur      http://bleuether.com/

album  “ Chroniques ”

N.Vargas : textes, voix/N.Hunold : guitare/S.Tillous: batterie/J.Aured : accordéon

2014, enregistré au studio Amanita ( Anglet) ,mix : Serge Gaston ,mastering : Patrice Cazal

A la base, Hunold à grands coups de nappes élastiques plante le décor ,  Vargas y installe  ses textes poético-surréalistes …   et c’est souvent dans ces lives  spectaculaires qu’Aured et Tillous improvisent ..

Le manque                              Terminator                 L’oeil d’ailleurs                    Couloir                         Ne me parle pas
                                 

Critique par Fred Delforge sur Zicazic.com :

« Créé à l’été 2012, Bleu Ether est un groupe palois qui réinvente à sa manière l’art des fables électriques, du spoken rock, et qui du même coup se retrouve avec autant de naturel dans les festivals de musique et dans les festivals de poésie, chacun des publics trouvant à chaque fois matière à se régaler dans ce que proposent Nicolas Vargas aux voix, Nicolas Hunold à la guitare et Sébastien Tillous à la batterie occasionnellement épaulés par Jésus Aured à l’accordéon et Claire Menguy au violoncelle. A la juste croisée des chemins entre le slam et le rock, Bleu Ether n’y va pas avec le dos de la cuillère et n’hésite pas à bousculer toutes les conventions artistiques établies, sans aucune exception, pour en arriver à une création qui bouscule l’auditeur sans aucun ménagement mais qui lui donne en même temps suffisamment de signaux forts pour le convaincre de rester jusqu’à la fin, quand bien même il devine déjà que les choses ne vont pas manquer de se révéler au mieux burlesques, au pire violentes. Résister pour le simple fait de résister n’aurait du coup aucun intérêt et c’est presque spontanément qu’on entre dans un ouvrage hybride, une de ces tartines atypiques qui attirent le chaland avec autant de force qu’elles le repoussent, lui faisant subir des changements perpétuels de ton, de rythme, d’intonation même, et lui donnant finalement en pâture des morceaux torturés et épiques comme « L’œil d’ailleurs », « Couloir » ou « Le manque » après un départ dédié à des choses plus directes, plus faciles d’accès, comme peuvent l’être « Ne me parle pas » ou « Terminator ». Entre metal lyrique et rap intello, Bleu Ether a choisi de laisser tous les styles sur le bord de la route et de s’en inventer un qui n’appartiendrait qu’à lui, un pari peut être un peu osé mais tellement réalisé avec brio que l’on ne peut que saluer le résultat !  »

TOURBES  :

« Les eaux, mêmes limpides, ne sont pas toujours amicales. Il est vrai qu’on ne sait jamais d’où elles viennent, quand elles jaillissent ainsi de la terre; et peut-être y a t-il, non loin de leur résurgence, un abîme, où des rivières souterraines alimentent de leur courant silencieux, des profondeurs liquides que nul n’a jamais explorées ». H.Bosco.

« TOURBEs » est un ensemble d’extraits de concerts, de festivals, de résidences de création du groupe Bleu éther. Un matériau brut, ténu, élastique, magnétique, sans ou avec seulement un traitement primitif du son et de l’image.

TANK :

( résidence )                                                             (live Poésie en Ossau )

 

Critique du spectacle par Didier Bourda, directeur artistique du festival Poésie dans les chais (64) :

  D’abord un Couloir. C’est d’abord ça COULOIR, un long élan verbal où les mots tentent de se laisser lisser la voix. Car les mots ici prennent la parole. Ils la cherchent, et petit à petit finissent par la trouver. Tout cela passe par les grands écoulements du corps, la masse liquidienne, les plasmas authentifiés et criés par Nicolas Vargas. Toute une organicité que sait convoquer le poète.
  Nicolas Hunold et Sébastien Tillous sont au soutien; la richesse de leurs boucles sonores: un voile. Le voile ne va pas sans visage. Apparition du poème dans la voix de Vargas.
  «La charogne, les fourmis, et de l’autre côté de la terre : pareil!» Poésie circulaire qui a choisi de parcourir le corps. Intérieur-extérieur. La peau est ou devient une frontière
Comme  dans Beckett.
 Juste après Terminator, poème lyrique-métal, la main dans Le Bal des Perdus vise la route. Elle tire les cheveux de la caisse du barman pour un autre commerce. Autre chose qui arrive des mots usuels, du discours pauvre et convenu qui ici est transfiguré. On commande la note, on se demande comment finir la soirée, où aller : c’est de tout un devenir existentiel dont il est question. De manière toujours énergétique et corporelle.

 

Nicolas Vargas #6 (Arnaud Raou 2014)      Nicolas Vargas #11 (Arnaud Raou 2014)      Nicolas Vargas #10 (Arnaud Raou 2014)